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Au commencement était la forêt. Dans cette forêt,
passait une rivière aux eaux silencieuses, était navigable
jusqu'aux premiers rapides situés à la hauteur de
la résidence Sainte-Anne.
Les pionniers s'établirent sur les bords de la Chicot tout
en appartenant à la paroisse de Sainte-Geneviève-de-Berthier.
Plusieurs familles s'enracinèrent de plus en plus entre 1729
et 1765.
Le choix du site de l'église à Saint-Cuthbert, en
1765, par l'abbé Kerbério, curé de Berthier
et du seigneur Courthiau, s'explique facilement, on bâtissait
toujours près d'un cours d'eau.
La paroisse de Saint-Cuthbert, en 1774, s'étendait de Berthier
à Maskinongé, du fleuve jusqu'à Saint-Gabriel
de Brandon, c'est-à-dire un territoire du double d'aujourd'hui,
qui recouvrait quatre seigneuries: Le fief Chicot dans sa totalité
(St-Cuthbert et St-Viateur), une partie de la Seigneurie de Berthier,
la partie ouest de Maskinongé ou le Petit-Bruneau et la Seigneurie
de Dusablé en entier (St-Barthélemy). |
À la fondation de St-Cuthbert,
en 1765, le territoire occupé par l'actuelle paroisse faisait
partie de la paroisse de Ste-Geneviève-de-Berthier et de la
Seigneurie de Berthier; l'entité religieuse fut reconnue autonome
en 1766, par contre, l'entité civile et administrative fut
pleine et entière à partir de 1855, à la fin
du régime seigneurial.
Dès 1756, les habitants de la rivière Chicot désiraient
une église et un prêtre. À cette époque,
ils fréquentaient l'église de Berthier (1729 à
1767). C'est l'abbé Kerbério de Berthier qui fut l'instigateur
infatigable, le véritable fondateur de la paroisse de Saint-Cuthbert
avec Jean-Baptiste Courthiau et évidemment James Cuthbert.
L'abbé Kerbério choisit lui-même le site de la
future église en plantant une croix. C'était le 21 avril
1765.
C'est le 30 juin 1766 que le contrat fut signé et c'est James
Cuthbert qui demanda que l'église ait pour patron "saint
Cuthbert" et que le Chicot porte dorénavant le nom
de la paroisse de St-Cuthbert. |